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Oeuf alternatif lenteur dans la transition 26 octobre 2018

Œufs alternatifs : demande croissante et lenteur de la transition

Selon les chiffres du Comité national pour la promotion de l’œuf (CNPO), les poules pondeuses de l’Hexagone évoluent majoritairement (57,8%) dans des cages aménagées, alors même que le bien-être animal est au cœur des préoccupations du côté des convives, et donc des professionnels du foodservice. Quelles sont les raisons de la lenteur de la transition vers l’élevage en plein air ?

Vers plus d’œufs code 0, 1 et 2  dans la restauration

34,2%. C’est la proportion des poules pondeuses élevées en système alternatif dans l’Hexagone. Pourtant, les professionnels de la restauration sont de plus en plus nombreux à se montrer réceptifs à la demande des consommateurs qui aspirent à de meilleures conditions d’élevage aux poules. Dans la pratique, cela se traduit par un approvisionnement, partiel ou exclusif, en œufs code 0, 1 et 2*. Pour satisfaire la flambée de la demande en œufs alternatifs, les producteurs devront se mettre au diapason. Le principal facteur de ralentissement de la transition vers l’alternatif reste évidemment la contrainte financière. Il faut dire que les éleveurs ont déjà investi plus d’un milliard d’euros pour mettre leurs cages aux normes européennes entre 2010 et 2012, avec le plus souvent des emprunts à rembourser sur le long terme (entre 15 et 20 ans). La transition a un coût que les producteurs, seuls, ne sont pas en mesure d’assumer, d’où la nécessité d’un accompagnement réel et de solutions concrètes pour relever le défi.

*La signification des codes du marquage des œufs

Le marquage des œufs implique l’apposition d’un code sur les coquilles d’œufs pour informer sur leur provenance. Il permet d’assurer une traçabilité, conformément à la directive européenne 2002/4/CE. Rappelons les 4 paliers du marquage des œufs :

  • Le code « 3 » : œufs de poules élevées en cages ou élevage en batterie ;
  • Le code « 2 » : œufs de poules élevées au sol (ou en volière) ;
  • Le code « 1 » : œufs de poules élevées en plein air ;
  • Le code « 0 » : œufs de poules élevées selon le mode de production biologique (Label Agriculture biologique ou AB).

Épauler les agriculteurs et accompagner la transition

Cette évolution du marché, quoiqu’attendue, surprend par son ampleur. Les professionnels de la restauration hors domicile sont nombreux à envisager l’arrêt de leurs approvisionnements en œufs de poules élevées en cage à moyen terme pour satisfaire leurs convives. Certains se sont d’ailleurs déjà engagés : Sodexo, Brake, Pomona, Davigel, mais aussi des acteurs de la grande distribution comme Monoprix (2016), Carrefour, Leclerc, Intermarché, Lidl, Norma (2025) et le groupe Casino (2020). Il s’agit là d’une dynamique irréversible et non d’une simple tendance éphémère. La part des élevages dits « alternatifs » devrait donc logiquement progresser dans les 10 prochaines années, avec une hégémonie du plein air sur l’élevage au sol dans les exploitations qui le permettent, et une plus grande attention portée au bien-être animal.

 

Le Groupe d’aucy s’adapte à la demande de ses clients en accompagnant ses agriculteurs pour arrêter l’oeuf de poules en cage d’ici 2025.

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