Partager sur Facebook Partager sur Twitter Partager sur Linkedin Envoyer par mail
Fermer

d'aucy foodservice | Fournisseur de légumes et oeufs pour les professionnels

Lutte gaspillage restauration cantine 19 décembre 2019

Le marketing de l’enfance : une piste supplémentaire contre le gaspillage en cantine

150 000 tonnes. C’est la quantité d’aliments jetée dans les poubelles des cantines en France. La prise de conscience envers les enjeux de la lutte contre le gâchis alimentaire a fait émerger des approches innovantes qui, sans demander des efforts démesurés de la part des collectivités, apportent leur pierre à l’édifice. Cap sur le marketing de l’enfance !

L’univers de l’enfance pour redorer le blason des légumes

Inculquer des valeurs, prendre le temps d’expliquer les enjeux, responsabiliser, impliquer… l’approche éducative est importante, mais elle ne doit pas occulter le fait que l’on s’adresse à des enfants et à l’univers de la puériculture. Le marketing de l’enfance, outil de lutte contre le gaspillage ? L’idée n’est pas fantaisiste : les enfants sont sensibles à la créativité. Dans les cours de récré, ils imitent une publicité, un clip, un dessin animé. Le mimétisme est vecteur d’épanouissement. Une étude réalisée par des chercheurs de l’Université de Stanford (publiée dans JAMA Internal Medicine) a documenté une expérience éloquente : on a réussi à augmenté de 25% la consommation de légumes dans une cantine en suscitant l’envie par des appellations gourmandes, surprenantes, rigolotes. On sert donc des « haricots crépitants », des « betteraves dynamitées », des « torsades de carottes glacées au citron »… On accompagne ce lifting des appellations par des petits gestes créatifs en cuisine, et le tour est joué.

Une autre étude réalisée cette fois par des chercheurs de l’Université de Cornell (publiée dans le magazine Pediatrics) relate l’augmentation de la fréquentation des bars à salades dans dix écoles élémentaires (de 10,2% à 34,6%) par l’utilisation d’affiches colorées à l’effigie des stars ou super-héros, de vidéos ludiques entre les stands, de BD mettant en scène Erica l’Aubergine ou Brian le Brocolis… Dans l’Hexagone, l’école Fauriel (Saint Etienne) a lancé « le self qui fait grandir » : les enfants composent eux-mêmes leur entrée, et ça n’est qu’une fois l’assiette terminée qu’ils peuvent faire la queue pour le plat chaud.

Leur dévoiler l’envers du décor pour créer un déclic

Plutôt que d’imposer, on incite, on explique, on enrobe, on parle le langage de l’enfant pour l’inviter à développer une réflexion qui lui est propre. On le fait participer par la réalisation d’étiquettes et d’affiches, on le laisse scénariser quelques vignettes de BD autour du thème, on met en valeur ses créations dans les différents stands de la cantine sur le thème du gaspillage alimentaire qui seront ensuite placées aux différents stands du self, on le laisse exposer en classe et échanger avec ses camarades. On lui fait visiter l’envers du décor pour réaliser le travail accompli au niveau des cuisines, où le chef et son équipe pourront expliquer les diverses tâches liées à leurs métiers (commande, gestion de stocks, préparation des menus, etc.). Qui sait, une vocation est vite née !

Pour aller plus loin, une visite hors-les-murs auprès de producteurs de la région viendra concrétiser, en images et en direct, la culture du bon produit frais et local qui se retrouve sur l’assiette de l’enfant.

geolocalisation producteur